Le château de Chambord et la grande pyramide

La grande pyramide a-t-elle une relation avec le château de Chambord ?

La grande pyramide ou pyramide de Khéops.
Image Wikipedia

Comment pourrait-on penser une seule seconde que le château de Chambord, édifié au XVIe siècle, peut avoir des affinités précises avec la grande pyramide d’Égypte ? L’un et l’autre sont séparés par plusieurs millénaires ! Pourtant, une collecte d’indices s’avère des plus fructueuses et nous fait entrer dans un autre monde. Dans une perception alternative de l’architecture, les Initiés de la Renaissance avaient accès à des informations anachroniques. Les bâtisseurs des rois, connaissaient-ils l’unité de mesure « kilomètre »? Possédaient-ils des cartes aussi précises que celles de Google Maps? Il est certain qu’ils avaient une certaine maîtrise des mathématiques. Si vous croyez cela impossible, jetez un coup d’œil aux recoupements qui suivent ! Il va être difficile d’insérer ces éléments dans le cadre de l’Histoire officielle.

L'ésotérisme du château de Chambord.
On a vu dans l’article sur « Le Secret de François 1er » comment ce roi avait particulièrement à cœur le chiffre 8, qu’il portait sur lui et sur la lame de son épée.

Établissons une série de constats précis, que vont nous aiguiller, petit à petit, vers une audacieuse extrapolation…

Les plafonds des salles de garde à Chambord.

1. À Chambord, la lettre « F » est sculptée 160 fois, sur les plafonds des salles de garde, en alternance avec des Salamandres. Les cordelières forment deux 8, un de chaque côté. D’où « 88 ». Ces salles-là ont une largeur de 8,80 m, et une longueur de 2×8,80m. Cette concordance, est-elle un clin d’oeil des bâtisseurs ?

Un mot sur la Salamandre héraldique; elle était l’emblème personnel de François Ier. Elle était aussi le symbole alchimique du Feu. À Chambord, on la trouve démultipliée à des centaines d’exemplaires. Le feu ? Le philosophe grec Platon et l’historien antique Plutarque rapprochent les pyramides égyptiennes de l’élément Feu ; cette assimilation s’est perpétuée jusqu’au Moyen Âge. Chambord est en quelque sorte le château du Feu ; comme on va le voir, il fait le clin d’œil au feu des pyramides.

Le grand secret du château de Chambord.

2. La tour-lanterne présente 8 grands médaillons, sculptés chacun d’un « F », le chiffre du roi. On y retrouve la cordelière et ses nœuds en 8. On y découvre un cryptogramme qui affiche curieusement le chiffre 8. Ce sigle est toujours doublé, d’où la suggestion de « 88 », là aussi.

3. Une des variantes du nom « Chambord » fut « Chambourg », tel qu’écrit sur certains plans anciens. Si l’on calcule la valeur numérique de ce mot, avec A=1, B=2, etc… on obtient CHAMBOURG = 88 ! N’est-il pas étrange de retrouver de plusieurs façons différentes le nombre 88, associé au château de Chambord? Ce pourrait être une volonté délibérée, constituant une sorte de message.

4. La tradition ésotérique affirme que c’est le dieu Thot qui a fait construire la grande pyramide de Guizeh. Il est réputé avoir apporté la civilisation aux premiers Égyptiens. Thot-Hermès a donné son nom à l’hermétisme, la science secrète, véhiculée à travers les civilisations.

Champollion, le père de l’égyptologie, nous apprend que le dieu Thot était particulièrement associé au nombre huit. Un de ses noms était « schmun » qui en égyptien signifiait « huit » !

Le château de Chambord et la grande pyramide.

5. Le château de Chambord et la grande pyramide contiennent tous deux la même proportion fondamentale. On constate que la hauteur du château, divisée par le côté de son donjon, est égale à la hauteur de la pyramide, divisée par son demi-côté. Effectivement, 56m/44m = 280 coudées/220 coudées = 1,2727. (Ce nombre exceptionnel est à la fois Racine du nombre d’or et 4/Pi).

Ainsi, le choix des dimensions de Chambord et de la Pyramide dénote une certaine connaissance des mathématiques. Les architectes de la Renaissance pourraient avoir eu une connaissance précise du monument égyptien ; ils auraient déposé, avec précision, un message à l’attention d’une humanité future. Les mathématiques deviennent le moyen idéal de sceller une certaine teneur, à la fois invisible et inaltérable, aussi léger que la pensée et aussi lourd que la pierre…

Le donjon de Chambord reprend donc la proportion de la grande pyramide, à la condition de doubler sa largeur. Le triangle pyramidal de Chambord, d’une base de 88 m, est alors Phi² fois plus petit que celui qui est dressé sur le plateau de Guizeh. (Phi est le nombre d’or = 1,618).

La base de la Pyramide se retrouve sur le plan du château de Chambord.

6. On peut dire que Chambord suggère une pyramide théorique, une maquette de la grande pyramide. Ce grand carré de 88 m de côté est bien présent sur le plan puisque l’enceinte du château est définie à l’Ouest par la duplication du donjon.

Il semble que les architectes de Chambord ont codifié la longueur de 88 mètres dans leur œuvre, essayant par là même de nous indiquer qu’ils avaient la connaissance du mètre ! On objectera bien sûr que l’unité de mesure « mètre » n’existait pas à cette époque. Avant de conclure que nous sommes fous, continuons à monter l’escalier de la connaissance, en tenant fermement la rampe de la logique.

7. La coudée royale égyptienne qui a servi à faire le plan de la grande pyramide mesure 0,5236 m. Le château de Chambord comporte une allusion à cette coudée, dans les quatre escaliers des quartiers du donjon. Les escaliers montent sur 191 marches. Or, l’inverse de 191 est 0,005236 ! Quelle étrange coïncidence, d’autant plus qu’un des escaliers est justement enroulé… à l’envers !

8. Les 44 m du donjon concrétisent donc une dimension savamment choisie. Celle-ci trouve des harmoniques dans les 440 pièces que contient le château !

Une porte du château de Fontainebleau.

Le premier témoignage d’égyptomanie de l’ère moderne se trouve au château de Fontainebleau… il date du règne de François Ier. On découvre dans le jardin de Diane une porte égyptisante, encadrée par deux statues. Cette porte occupe une largeur de mur d’exactement 4,40 mètres.

Les nombres 44 et 88 ont été insérés un peu partout, pour la raison qu’ils ressortent de la comparaison avec la grande pyramide.

Le but des bâtisseurs de François 1er aurait été de nous montrer leur parfaite connaissance des dimensions de la Pyramide. Il semble qu’ils se considéraient comme les héritiers des bâtisseurs de l’ancienne Egypte, en reprenant le savoir initiatique du pays de Thot. Probablement, y avait-il une idée de transmission, intégrée au projet Chambord, une connaissance profonde de ce qu’est véritablement la grande pyramide.

La fleur de lys sommitale du château de Chambord.

L’enquête continue au sommet du château de Chambord. Le point culminant est une immense Fleur-de-lys, symbole de la monarchie française. (Photo exceptionnelle prise à 56 m de hauteur, à l’occasion de la restauration de la tour-lanterne!) Les rois de France pouvaient-ils ignorer que ce motif était un symbole héraldique de la Haute-Égypte ?

Pour progresser dans notre étude, il nous faut changer de terrain, voir les choses de plus haut !

Chambord et la grande pyramide ou pyramide de Khéops.
(Image Google Earth.)

À la suite de l’excellent Quentin Leplat, traçons une ligne joignant la grande pyramide au château de Chambord. On prend appui sur le sommet du monument égyptien, et sur une porte d’entrée du donjon, celle qui matérialise le centre géométrique du palais.

De la grande pyramide vers Chambord.

Ah, tiens, ce trait se confond presque avec une arête de la Pyramide.

Le château de Chambord par Google-Earth.

Autre surprise : Google Earth affiche un nombre « pile » de kilomètres : 3200 !

(On a vu dans l’article sur « Le Secret de François 1er » l’importance du nombre 8.) Nous constatons maintenant que 3200 = 8 x 400. Nous pourrions poser une hypothèse, selon laquelle le mot CHAMBORD aurait été volontairement créé pour s’ajuster à ces 3200 km, puisque la valeur numérique de ce mot est 64 : c’est 2×32 !

Cette longueur, en nombre exact de kilomètres, nous amène à penser que le château aurait été placé là où il est pour servir cette concordance. Rappelons que ce palais a été bâti sur des marécages et en pleine campagne. On peut se demander si Léonard de Vinci, le premier architecte du roi, avait la connaissance du kilomètre. Il faut alors poser l’hypothèse qu’il avait aussi accès à des cartes d’une précision moderne. Ou alors, nos découvertes ne reflètent que le pur hasard, ne sont que des coïncidences…bien surprenantes !

La géométrie de la grande pyramide.

Que penser de l’adéquation entre les angles de la Pyramide et le plan du château de Chambord ? Les concordances sont-elles le fait d’un Esprit invisible, qui dicterait sa loi, laissant les hommes dans l’ignorance de Sa volonté ? Nous préférons remarquer comment les tours sont légèrement excentrées par rapport aux angles des murs ; nous pensons que cela fut créé volontairement pour favoriser la comparaison avec la grande pyramide.

Le sphinx de la Bâtie d'Urfé évoque le sphinx de Guizeh.

La porte du donjon nous fait passer dans un monde occulte dans lequel des érudits au service de la royauté auraient manipulé des informations « modernes », qu’ils n’étaient pas censés connaître ! Ces gens semblent avoir décrypté les hiéroglyphes (au moins partiellement) bien avant Champollion. Par quel prodige se fait-il que le mot de l’ancien égyptien qui nommait une « porte » se prononce CHA ? Écrit en langue française, il nous donne les trois premières lettres de CHAMBORD! Mais ce CHA égyptien signifiait aussi « étoile, porte du ciel ». On entrevoit les extrapolations qui seraient possibles à partir de là…

En tout cas, il existe un indice qui montre que les érudits de la Renaissance attachaient de l’importance à la syllabe CHA, rattachée à l’ancienne Égypte. Voyons cela. Claude d’Urfé était un vassal de François Ier ; il nous a laissé sa riche demeure personnelle, la « Bâtie d’Urfé ». Une statue de sphinx surveille la cour, le premier sphinx de l’ère moderne! Entre ses pattes, il porte un cartouche avec l’inscription « SPHINGEM HABE DOMI » que les spécialistes traduisent par « Garde ton secret chez toi ». Le socle de la statue est orné de pseudo hiéroglyphes, parmi lesquels on discerne les lettres CHA !

Le hiéroglyphe exprimant le lézard se formulait ACHA. Comme c’est étrange ! La forme générale d’un lézard est identique à celle d’une salamandre. Et il y a 700 ou 800 salamandres à Chambord !

Il existe une anomalie chambordienne, dans l’agencement des salles, qui cautionne notre thèse. Tout château Renaissance digne de ce nom, comme Azay-le-Rideau ou Chenonceau, possède une pièce spécialement dédiée à la cuisine. Rien de tel à Chambord : 440 pièces et pas une cuisine ! La cour de France, pratiquait-elle le jeûne lorsqu’elle était de passage dans ce château? Nos ancêtres de la Renaissance connaissaient un synonyme pour le mot « cuisine » : CHAS. On est en droit de penser que l’absence de « chas » dans ce palais a été volontairement préméditée, afin de densifier le Code. D’ailleurs, Chambord n’a pas été conçu pour être un lieu de résidence ; il est le symbole d’un jeu intellectuel, à déchiffrer. Certaines Salamandres sculptées n’ont pas grand-chose à voir avec les batraciens de la Nature. Elles ressemblent plutôt à des CHATS. Multiples sont les points de départ possible pour de nouvelles pistes, menant à de nouvelles réflexions… Du mont Saint-Michel à la grande pyramide, via le parc de Chambord.

La pyramide de Khéops, son secret.

Quentin Leplat observe que la ligne se prolonge vers le Mont Saint-Michel. À bien y regarder, la ligne que l’on amarre au sommet du Mont Saint-Michel ne passe pas exactement par le château de Chambord. Elle coupe néanmoins le parc délimité autour du château. À noter que François Ier fit édifier un mur d’enceinte (qui existe toujours) autour du parc. Il vint en personne donner des directives sur ce chantier en apparence mineur. Longueur du mur: 32 km !
Le mystère du Mont Saint-Michel.

À travers les civilisations, grecque puis romaine, Thot est devenu Hermès puis Mercure. Dans l’Occident chrétien, c’est l’archange Michel qui reprendra la fonction de juge des âmes des morts, assumée en Égypte par Thot. Au Moyen Âge, le mont avait le surnom de « pyramide des mers » ! Or justement, le Mont Saint-Michel et la grande pyramide ont des dimensions compatibles.

Le mot hiéroglyphique pour nommer une « pyramide » était MER. Ce mot égyptien désignait aussi un « escalier ». Comme par hasard, le centre du château de Chambord est un escalier de 9 m de diamètre ! Ce morceau de bravoure, dont le plan est probablement de Léonard de Vinci, exprimait une conception architecturale inédite.

Le roi François 1er.

François Ier alla deux fois se recueillir pieusement sur la « pyramide des Mers ». Il s’était personnellement placé sous la protection de l’archange saint Michel, comme le prouve un tableau dont lui fit cadeau le peintre Raphaël, « Saint Michel terrassant le dragon ».

En tant que grand maître de l’ordre de Saint-Michel, le roi présidait aux réunions de cet ordre de chevalerie. N’est-il pas étrange qu’au tout début de son règne, François Ier ait demandé l’ajout d’une série de 8 décoratifs au collier ? Cela peut se comprendre comme la volonté d’ajouter un indice, puisque le chiffre 8 est emblématique à la fois de Thot et de saint Michel.

Le jeune François commanda à son éducateur Jean Thenaud la rédaction de deux traités de cabale. Avec son mentor Léonard de Vinci, il commençait à projeter la construction d’un géant de pierre qui serait placé entre la pyramide des Mers et la pyramide de Chéops. Chambord !

Conclusion. Au-delà de la vision médiatique de l’architecture ancienne, il existe sans doute des arcanes encore inconnus. Il semble qu’une société secrète rattachée au pouvoir royal possédait la capacité d’imposer aux architectes certaines exigences. Le concept « Chambord » semble intégrer des messages codés relatifs à la grande pyramide. On pourrait penser que l’ancienne Égypte possédait des secrets, un savoir, des objets, qui ont été transmis aux civilisations suivantes, en tout cas à l’Occident. Peut-être détenait-elle l’héritage d’une civilisation antérieure ? L’Atlantide ?

On sait que Léonard de Vinci a consigné dans ses carnets un voyage qu’il aurait fait auprès du sultan du Caire. Avant l’expédition de Bonaparte en Égypte, il a pu exister une exploration discrète des sites pharaoniques. Des documents, des archives, auraient pu être découverts sur le site de Guizeh. Ils auraient été étudiés et déchiffrés, ce qui aurait infléchi le mouvement de la civilisation. De là serait venue l’évidence d’un codage de certains monuments, dans le but de transmettre des informations au futur…

Une hypothèse intéressante est d’imaginer un dépôt secret contenant la science des Anciens. Ces archives (tablettes gravées ou objets) auraient été découvertes et gardées sous le boisseau par certains initiés depuis l’Égypte antique. C’est de cette « capsule temporelle » que Léonard de Vinci aurait tiré ses idées de génie. Elle recèlerait depuis des millénaires l’étalon « mètre » ainsi que des cartes dressées par une civilisation mère. De là proviendraient les étonnants spécimens de la Renaissance, notamment la carte de Piri Reis, qui donne les exacts contours de l’Antarctique ! Piri Réis était un amiral du sultan turc Soliman II. Soliman « le Magnifique », comme on le surnommait, fut à une époque un allié de François Ier. La carte de Piri Réis est datée de 1513… quelques années avant le début des travaux à Chambord !

Ma vidéo: Révélations sur le château de Chambord et la grande pyramide.
La pyramide de Khéops sur Wikipédia.
Observations mathématiques de la grande pyramide.
La cavité inconnue dans la Pyramide.
La théorie de la serrure hydraulique, de Philippe Lheureux.

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